L’acquisition de compétences en langue écrite détermine en grande partie la réussite d’une formation scolaire et professionnelle. Il ne fait plus de doute, depuis les enquêtes PISA et PIRLS, que les enfants issus de milieux défavorisés, du point de vue de la formation, ont davantage de difficulté à acquérir ces compétences. Dans le cadre du débat sur la manière d’infléchir la politique de formation afin d’améliorer les chances de ces enfants, l’attention se porte sur le niveau élémentaire. L’école enfantine et les crèchessont de plus en plus considérées comme des lieux de formation censés préparer à l’acquisition du langage écrit. La discussion porte également sur des programmes de formation destinés aux parents en vue de mettre en place une coopération entre les familles et les institutions. L'article s’intéresse à cette évolution. A partir de deux exemples présentant les conditions sociales de l’apprentissage linguistique et esquissant les orientations des parents, il se pose la question des possibilités d’assister institutionnellement les parents dans le développement langagier de leurs enfants.
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