Leseforum Schweiz. Literalität in Forschung und Praxis


Illettrisme – rattraper ses lacunes en littératie

Les compétences en lecture et en écriture ne permettent pas seulement de réussir à l'école mais sont indispensables pour participer à la vie sociale. Graham/Perin (2007) ont montré que les compétences en lecture et en écriture jouent un rôle toujours plus important dans la vie professionnelle. Selon l'étude « Adult Literacy and Lifeskills Survey (ALL) » environ 16% de la population suisse ne peut pas facilement localiser une information qui est équivalente voire identique à celle de la question posée à partir de textes cohérents et simples. L'étude nous montre qu'il y a (aussi) des adultes qui manquent de compétences de base suffisantes en lecture alors même qu'ils ont suivi l'école obligatoire et ont souvent même terminé une formation. Plus

  • Des cours de base de lecture et d’écriture sont dispensés depuis plus de 25 ans dans presque tous les cantons suisses. Ils s’adressent à des adultes limités dans leur quotidien et leur parcours professionnel par des aptitudes insuffisantes dans ces domaines, bien que la plupart d’entre eux aient effectué la totalité ou la plus grande partie de leurs scolarité en Suisse ou dans un système scolaire comparable. La situation se présente différemment en Suisse romande où de nombreux migrants peu ou pas scolarisés maitrisent déjà le français parlé.
    L’article présente la pratique courante des formations proposées aux adultes touchés par l’illettrisme en s’appuyant sur l’exemple des cours de base de lecture et écriture de l’école cantonale de formation continue EB Zürich. Une pratique qui se nourrit aussi bien des expériences des apprenants, de leurs compétences individuelles en lecture et écriture, de leur estime d’eux-mêmes, de leur motivation et de leurs ressources, que des exigences élevées que l’on accorde dans notre société aux compétences en lecture et écriture et aussi des intuitions, savoirs et aptitudes des formateurs.

    Lire l'article en PDF (DE)
    Page de détail de l’article
  • Le présent article rend compte du processus suivi par l'Association Lire et Ecrire pour valoriser les ressources pédagogiques développées par les formatrices de l'Association. Ces ressources, basées sur une pratique de terrain, sont adaptées aux adultes en situation d'illettrisme. Actuellement, l'Association emploie 90 formatrices réparties sur l'ensemble du territoire romand. Les ressources pédagogiques utilisées par les formatrices sont le plus souvent des productions personnelles qui correspondent aux besoins spécifiques des apprenantes. Ce travail considérable n'était jusque-là que peu valorisé. Le projet permet d'organiser les ressources pédagogiques existantes, d'en développer de nouvelles et de les pérenniser. D'autre part, il les rend accessibles à l'ensemble des formatrices de l'Association et à toute personne intéressée. Ce « Projet plateforme » a débuté en septembre 2009 et se termine en juillet 2013.

    Lire l'article en PDF (FR)
    Page de détail de l’article
  • L'article décrit le projet de mise en réseau de 9 associations genevoises qui proposent des cours de formation de base pour adultes. Une collaboration initiée en 2007, marquée par plusieurs étapes importantes et qui est aujourd'hui en plein développement grâce au soutien du Fonds Chômage de la Ville de Genève. L'article commence par définir la formation de base, donne ensuite un aperçu de l'historique du collectif d'associations et se termine en décrivant les trois axes du projet actuellement en cours: l'implémentation des référentiels de compétences dans les offres de formation, la création d'une prestation commune de soutien individuel des parcours de formation et la création d'un titre cantonal officiellement reconnu dans le domaine des compétences de base.

    Lire l'article en PDF (FR)
    Page de détail de l’article
  • La Fédération suisse Lire et Ecrire organise des séances de sensibilisation à l’intention des institutions relais. Ces séances ont lieu depuis trois ans en Suisse alémanique et au Tessin et depuis bientôt deux ans en Suisse romande. Des personnes ayant des fonctions de conseil sont ainsi sensibilisées au phénomène de l’illettrisme et prennent connaissance des moyens d’agir concrètement pour aider les personnes touchées. Cette tâche n’est pas simple, et ce pour différentes raisons : les personnes chargées de la sensibilisation doivent en effet aborder un sujet tabou et non seulement transmettre des informations mais parler aussi du contexte social qui entoure la notion d’illettrisme, les processus de lecture et d’écriture et les possibilités d’agir. Le tout dans le « bon » ordre, en s’adaptant aux groupes cibles et souvent en peu de temps.
    D’autres règles diffèrent dans les séances de sensibilisation et dans les séances d’information. Il ne s’agit pas seulement de transmettre du savoir mais aussi de faire évoluer des attitudes et des positions.

    Lire l'article en PDF (DE)
    Page de détail de l’article